Les États font intervenir leurs Barbouzes pour museler les historiens

Chacun aura bien compris que l’État de Vichy puis les 4ème et 5ème Républiques eurent à cœur de dissimuler la trahison militaire.

Or, si l’on peut comprendre l’intérêt de Pétain et ses amis Cagoulards, et même de général de Gaulle, très occupé à redresser le prestige de la France, on comprend évidemment moins pourquoi et comment ce « secret de famille » fut si longtemps préservé depuis les années 1960 jusqu’à nos jours.

Au regard de la position retrouvée par la France au sein du concert des Nations, rien ne justifiait plus une telle entorse aux principes républicains.

Autre grande question : Pourquoi les autres démocraties concernées n’ont-elles pas dévoilé le pot aux roses ? 

Après tout, si l’on peut comprendre l’attitude de l’Allemagne, principale complice, comment comprendre celle des victimes : Angleterre, Belgique, Hollande etc…

Il y a bien sûr là quelque chose « d’incompréhensible » et que nous verrons bien entendu très en détail au cours de notre enquête à suivre sur les grands enjeux impériaux et ceux des cartels mondiaux.

En attendant, et puisque le but de ce site des Historiens en colère, est bien de vous faire comprendre les raisons de nos ressentiments, il n’est pas vain de vous apprendre que les chercheurs révisionnistes français n’ont pas été les seuls à être sauvagement combattus pour que l’omerta subsiste.

Pour en être certains, je propose trois exemples frappants concernant trois historiens révisionnistes de premier plan : Aux États-Unis, en Angleterre et en Allemagne.

Antony Sutton et la rumeur

Revenons donc à M. Antony Sutton, économiste et historien d’origine britannique, chercheur à l’université de Standford  –  où il a pu analyser pendant cinq ans des milliers d’archives concernant les responsabilités de Wall Street en provenance de la fondation Hoover –

Puis professeur à la très célèbre université de Californie à Los Angeles (UCLA) où l’élite de la nation est formée ;

C’est lui qui, tous noms, dates et chiffres à l’appui, a dénoncé, dès les années 1960, la part prise par Wall Street dans l’arrivée au pouvoir des Bolcheviks en Russie et d’Hitler en Allemagne, puis les liens existants entre Wall Street et les grands trusts allemands et russes, et enfin l’étendue des responsabilités des plus beaux fleurons de l’industrie américaine dans le réarmement de ces deux pays.

Or, voici l’article paru à son sujet – et toujours en ligne en 2021 – sur la célèbre encyclopédie participative Wikipédia, bien connue par le fait qu’elle offre à chacun de pouvoir y intégrer un article de son cru, sans aucun contrôle sérieux.

Un article particulièrement tendancieux, présentant ce chercheur reconnus de tous ses confrères et des meilleurs intellectuels pour son honnêteté, en tant que chef de file des complotistes américains !

Article que je reproduis ici, selon ma bonne habitude, en sa totalité, afin de ne pouvoir être soupçonné de contrefaçon :

Antony Cyril Sutton

Données clés

Naissance

14 février 1925

Décès

17 juin 2002 (à 77 ans)

Nationalité

britannique

Profession

Essayiste
Économiste

Antony Cyril Sutton, né le 14 février 1925 et mort le 17 juin 2002, est un économiste et essayiste américain d’origine britannique, figure historique du conspirationnisme aux États-Unis1.

Sommaire

Biographie

Sutton fut chercheur à Stanford au sein de la fondation Hoover de 1968 à 1973. Il enseigna l’économie à l’UCLA. Il étudia à Londres, Göttingen et UCLA et fut titulaire d’un doctorat en sciences de l’Université de Southampton, en Angleterre. [réf. souhaitée]

Théories

L’historien Bernard Bruneteau observe que Sutton, « économiste britannique ultraconservateur devenu américain […] n’a cessé de dénoncer depuis les années 1970 les projets mondialistes de l’establishment bancaire américain, accusé de surcroît d’avoir favorisé à la fois l’avènement des bolcheviques et de Hitler afin de mieux contrôler la Russie et l’Allemagne dans le futur2. » Les ouvrages de l’économiste sont ainsi encensés par Pierre de Villemarest, journaliste et écrivain d’extrême droite 3,4, pour qui « Sutton fut le seul auteur qui ait jamais disséqué les contrats grâce auxquels les totalitarismes nazi et soviétique ont pu vivre et survivre économiquement »5.

En outre, Bernard Bruneteau note qu’Alain Soral puise ses références relatives à une soi-disant « mondialisation juive par essence » dans de « vieux chenaux idéologiques », ceux de « la vulgate courante du « judéo-bolchevisme » de l’entre-deux-guerres6 », mais également chez des « auteurs d’aujourd’hui, présentés comme « historiens » ou experts de leurs sujets, mais appartenant plus à une catégorie d’essayistes en rupture ou marginaux, ces « intellectuels prolétaroïdes » décrits en son temps par Max Weber7. » Diffusées par Égalité et Réconciliation, les publications d’Antony Sutton, Anne Kling et Daniel Estulin visent ainsi à « accréditer la thèse de l’origine commune de la double impulsion mondialiste du XXe siècle – libérale et marxiste7. »

Sur la société de la Skull & Bones

Selon Sutton, l’élite de la société des Skull and Bones développerait une vision de l’éducation des masses prônant non pas l’individualisme mais l’intégration dans une société organique – vision inspirée de la doctrine de Hegel sur l’État absolu. Dans ce type d’État, l’individu trouve sa liberté par l’obéissance aux lois de l’État8. Les libertés individuelles, quant à elles, doivent se soumettre à une tyrannie rationnelle9. De plus, Sutton soutient que la théorie de Wilhelm Wundt sur les similitudes entre psychologie animale et humaine10 ainsi que la notion hégélienne du conflit qui crée l’Histoire11, font partie intégrante de l’idéologie des Skull & Bones. Ainsi le conflit entre une thèse et une antithèse donne une synthèse et si le processus thèse-antithèse est sous le contrôle de cette société, la synthèse découlera forcément de sa volonté. En l’occurrence, il est question de l’organisation, par une société d’élite, du conflit Marxisme – Nazisme dans le but d’instaurer une seule idéologie mondiale[pas clair] 11. Pour Sutton, la synthèse ultime des Skull & Bones est le Nouvel ordre mondial12. [pas clair]

Sur les liens entre Wall Street et Franklin Delano Roosevelt

Pour Sutton, l’action de Franklin Delano Roosevelt s’est fait dans l’intérêt de la haute finance américaine par son New Deal et par d’autres lois promulguées à partir de 193313.

Œuvres

Livres en anglais :

  • Western Technology and Soviet Economic Development: 1917-1930 (1968)
  • Western Technology and Soviet Economic Development: 1930-1945 (1971)
  • Western Technology and Soviet Economic Development: 1945-1965 (1973)
  • National Suicide: Military Aid to the Soviet Union (1973)
  • What Is Libertarianism? (1973)
  • Wall Street and the Bolshevik Revolution (1974, 1999)
  • Wall Street and the Rise of Hitler (1976, 1999)
  • Wall Street and FDR (1976, 1999)
  • The War on Gold: How to Profit from the Gold Crisis (1977)
  • Energy: The Created Crisis (1979)
  • The Diamond Connection: A manual for investors (1979)
  • Trilaterals Over Washington – Volume I (1979; with Patrick M. Wood)
  • Trilaterals Over Washington – Volume II (1980; with Patrick M. Wood)
  • Gold vs Paper: A cartoon history of inflation (1981)
  • Investing in Platinum Metals (1982)
  • Technological Treason: A catalog of U.S. firms with Soviet contracts, 1917-1982 (1982)
  • America’s Secret Establishment: An Introduction to the Order of Skull & Bones (1983, 1986, 2002)
  • How the Order Creates War and Revolution (1985)
  • How the Order Controls Education (1985)
  • The Best Enemy Money Can Buy (1986)
  • The Two Faces of George Bush (1988)
  • The Federal Reserve Conspiracy (1995)
  • Trilaterals Over America (1995)
  • Cold Fusion: Secret Energy Revolution (1997)
  • Gold For Survival (1999)

Livres en français :

Notes et références

  • Pierre-André Taguieff, « Un portrait hagiographique d’Antony C. Sutton, figure majeure du conspirationnisme américain, principal diffuseur de la vision diabolisatrice de la société « Skull & Bones » », in La Foire aux illuminés. Ésotérisme, Théorie du complot, Extrémisme, Paris, Mille et une nuits, 2005 (ISBN2-84205-925-5), pages 262 et suivantes.
  • · Bruneteau 2015, p. 231, n. 25.
  • · Olivier Dard, La synarchie ou le mythe du complot permanent, Paris, Perrin, coll. « Tempus » (no 469), 2012, 384 p. (ISBN 978-2-262-04101-4, notice BnF no FRBNF43781231, présentation en ligne [archive]), p. 189-190.
  • · Pierre Péan, Le mystérieux docteur Martin (1895-1969), Paris, Librairie générale française (LGF), coll. « Le livre de poche » (no 13935), 1996, 535 p. (ISBN 978-2-253-13935-5, notice BnF no FRBNF36688158), p. 6 ; 497 ; 511.
  • · Pierre de Villemarest, Les Sources financières du nazisme, éd. CEI, 93 p., 1984
  • · Bruneteau 2015, p. 230.
  • · Bruneteau 2015, p. 231.
  • · America’s Secret Establishment: An Introduction to the Order of Skull & Bones (Online version p. 62)
  • · America’s Secret Establishment: An Introduction to the Order of Skull & Bones (Online version, p. 73)
  • · America’s Secret Establishment: An Introduction to the Order of Skull & Bones (Online version p. 76)
  • · America’s Secret Establishment: An Introduction to the Order of Skull & Bones (Online version, p. 92)
  • · Antony Cyril Sutton, America’s Secret Establishment: An Introduction to the Order of Skull & Bones (Online version, p. 93)
  1. ·  (en) Bruce W. Dearstyne, « Compte rendu du livre d’Antony Sutton, Wall Street and FDR, 1975 », History : Reviews of New Books, vol. 4, n° 2, Routledge, 1975, p. 44, DOI:10.1080/03612759.1975.9946031.

Annexes

Bibliographie

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Dans cet article plusieurs points caractéristiques de la manière de procéder des services secrets, afin de discréditer les personnes dont on aimerait bien faire oublier l’existence :

D’abord, l’article est habilement rédiger de manière à ce qu’une personne non avertie puisse estimer que les historiens les plus honnêtes et prestigieux partageraient l’analyse de l’auteur.

Alors que pas un mot, pas une citation ne vient appuyer ce parti-pris narratif.

Ensuite, l’auteur anonyme cite M. Bernard Bruneteau, dont le domaine de compétence et les travaux n’ont rien à voir avec l’impérialisme américain et qui, s’il cite parfois Sutton, le fait de manière tout à fait superficielle, et sans jamais l’accuser de conspirationnisme ;

Autre expert cité : M. Pierre André Taguieff, excellent historien ayant parfaitement démontré les vices et intentions cachées des thèses conspirationnistes.
Or, dans son ouvrage cité en référence par l’auteur de cet article sur Wikipédia, et intitulé : la foire aux illuminés, jamais M. Taguieff ne met M. Sutton en cause !

En réalité : 

D’une part, les pages 262 et suivantes de cet ouvrage, données en démonstration de la vision hautement conspirationniste de M. Sutton, ne parlent pas des sujets évoqués par Sutton, mais de sujets totalement différents, et sans jamais même évoquer de près ou de loin son nom.

Il s’agit donc d’un faux pur et simple.

D’autre part, le document annexe, dans lequel un autre auteur évoque la personnalité de Sutton et la qualité de ses travaux, est entièrement en sa faveur. Loin de l’assimiler d’une manière quelconque à une thèse conspirationniste, il fait au contraire l’éloge de Sutton et de ses ouvrages, admirant la qualité des archives présentées et le sérieux de ses recherches !

Ainsi, mis à part peut-être la vision élargie et critique de la société Skull and Bones,

– société secrète américaine fondée à l’université de Yale et à laquelle ont effectivement appartenu, et appartiennent toujours, les principales figures de ce que j’appelle le Grand capital noir américain  – 

cet article est une parfaite démonstration de la manière dont certaines personnes sont en charge de désinformer les Peuples.

Car quel intérêt aurait un particulier quelconque, à mentir de manière aussi flagrante ?

Il est clair que ce fraudeur historique a profité de Wikipédia, et du fait que la plupart des gens ne vérifient pas les références apportées, pour salir la mémoire de M. Sutton et discréditer son œuvre.

Malheureusement pour lui, nous, nous lisons …

Autre exemple de ces tentatives de diabolisation :

  1. Martin Allen, et les services secrets britanniques

Cet excellent auteur à qui nous devons deux ouvrages essentiels quant à la compréhension de la Seconde Guerre mondiale et des grands enjeux du 20ème siècle :  Le roi qui a trahis et L’étrange voyage de Rudolf Hess, a lui aussi eu affaire aux services secrets, mais britanniques cette fois, et de son vivant.

En effet, dans son dernier ouvrage traitant de la participation essentielle d’Himmler – chef de la SS –  au pillage de l’Europe en faveur du Grand capital noir, M. Allen revient en détail sur les liens existants entre le Grand capital noir, Wall Street, les paradis fiscaux, et les nazis, lorsqu’il fallut – pendant et après la guerre – mettre en sureté le précieux butin.

Il affirme en outre qu’Himmler aurait fort logiquement été assassiné par les Alliés, comme tant de témoins de premier plan le furent, non seulement par les britanniques les Américains et les Français, mais également par les Allemands, puisqu’Hitler fit exécuter peu avant sa mort quelques centaines de témoins essentiels, qui auraient pu dénoncer à la fois la trahison militaire française et le complot mondial.

Voici l’article de Wikipédia concernant. Allen, toujours en sa version intégrale

Martin Allen

Pour les articles homonymes, voir Allen.

Ne doit pas être confondu avec Martin Allen (football).

Cet article est une ébauche concernant le Royaume-Uni.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Martin Allen

Biographie

Naissance

1958


Caerphilly

Nationalité

Britannique

Activités

Journaliste d’opinion, historien

Martin Allen est un écrivain britannique, auteur de trois livres d’histoire.

Biographie

Dans un livre publié en 2005, Martin Allen affirme, en s’appuyant sur des documents des archives nationales britanniques, que Himmler aurait été assassiné par les Alliés1, thèse qui est soutenue par David Irving. Ce livre d’Allen est encore qualifié d’excellent ouvrage dans le Journal of Military History de juillet 20062.

Quelques mois après la publication du livre, et à l’initiative du journal Telegraph, les responsables des archives nationales britanniques font expertiser par une spécialiste certaines pièces sur lesquelles s’appuie Allen. L’expertise conclut que plusieurs de ces documents sont des faux. Selon l’article publié à ce sujet par le Telegraph en juillet 2005, rien ne suggère que Martin Allen ait été de mauvaise foi en utilisant ces sources falsifiées3.

Un autre faux est détecté parmi les documents lui ayant servi de source pour son livre (Le roi qui a trahi, Éd. Plon, 2000) sur la supposée trahison du duc de Windsor4.

Les archives britanniques se sont abstenues de porter plainte en raison de l’état de santé de Martin Allen5.

Publications

  • Himmler’s Secret War: The Covert Peace Negotiations of Heinrich Himmler, Da Capo Press, 2005, (ISBN 978-0786717088)
  • The Hitler/Hess Deception : British Intelligence’s Best-Kept Secret of the Second World War, HarperCollins UK, 2004, (ISBN 978-0007141197)
  • Hidden Agenda: How the Duke of Windsor Betrayed the Allies, M. Evans and Company, Inc.; 1st Am. ed. edition, 2002, (ISBN 978-0871319937)

Notes et références

  1. ·  François Kersaudy, « Édouard VIII n’a jamais trahi » [archive], sur Le Figaro, 6 février 2013

Nous constatons que cette fois, l’auteur inconnu de cet article ne cherche pas de faux arguments, il se contente de citer quelques faits.

En oubliant bien sûr de donner la version de M. Allen quant à ces accusations de malversation.

Puis il conclue d’un laconique :  « Les archives britanniques se sont abstenues de porter plainte en raison de l’état de santé de Martin Allen »
Censé, en réalité, entériner de manière détournée la thèse de la falsification, par cette absence de commentaire ou d’analyse ;
En effet, connaissant l’état de santé de M. Allen, qui n’a rien d’inquiétant, n’est-il pas plus logique que l’issue d’un procès étant aléatoire, il était plus prudent de laisser planer un doute avilissant ?  Ce qu’on appelle la rumeur …

Autre argument en ce sens : cette accusation fut suivie avec enthousiasme par tous les historico-commerciaux français que nous connaissons très bien aujourd’hui pour leur participation à la thèse du « Blitzkrieg incompréhensible » ou à celle d’une guerre livrée par les puissances du Bien à celles du Mal, et que vous trouverez sans difficulté sur Internet parce qu’ils sont bien connus pour avoir chanté les louanges de la splendide démocratie britannique, de la famille royale et de Churchill.
Louanges bien entendue saluées par de nombreux prix littéraires, titres honorifiques et prébendes, et même dans le cas de M. Kersaudy par son élévation au rang de dignitaire de l’Ordre de l’Empire britannique …

En réalité, comment imaginer que M. Martin Allen, mondialement reconnu par ses pairs pour son courage et son honnêteté intellectuelle, ait pu risquer sa réputation et sa carrière en contrevenant de manière aussi stupide aux règles de sa profession ?

Comment imaginer qu’il ait pu jouer au faussaire en se procurant du papier et des machines à écrire d’époque, pour ajouter encore aux preuves qu’il apportait ?

C’est ridicule !

Par contre, comment ne pas reconnaitre la haute expertise des Services secrets britanniques, spécialistes en faux et usages ?!

Eux sont parfaitement outillés et motivés pour produire de tels documents et les glisser dans les archives que M. Allen consultait !

Services que je mets au défi de relever mon accusation, en prouvant le contraire, car il faudrait pour cela qu’ils démontrent que le Gouvernement de Sa Majesté n’aurait eu aucun intérêt à détruire la réputation d’un historien respecté. Donc qu’il n’y a jamais eu trahison militaire française, et que le Grand capital noir, ainsi que le parti européen britannique, ne furent pour rien dans cette guerre ! 

Et l’on comprend mieux pourquoi j’ai pris la précaution de ne jamais, ou presque, consulter les archives, et de ne me baser que sur des écrits connus de tous. Ouvrages rédigés par les meilleurs universitaires allant d’ailleurs totalement dans le sens de M. Allen et que les services secrets de sa Majesté auront beaucoup de mal à tous discréditer.

Si tant est qu’ils aient un jour l’honnêteté de les ouvrir …

Les officiers allemands ont également témoigné

Autre victime de cette volonté délibérée de camoufler la trahison :

  1. Julius Mader, historien allemand – qu’on se souvient avoir déjà rencontré dans le 4e tome – auteur d’un livre sur les généraux ayant révélé le dessous des cartes côté nazi, notamment avec le témoignage écrit du général Piekenbrock qui attesta qu’il n’y avait aucune 5e Colonne allemande en mesure d’organiser toutes les trahisons constatées sur le terrain pendant la Bataille de France tels que: Déplacement des populations civiles, ponts non sautés, ordres de retraits en séries, assassinats d’officiers et autres « chars fantômes »…

Voici ce qu’il rapporte des pressions qu’il eut à subir pour avoir publié ce document dénonçant, entre autres, les relations entre le Reich et les cartels du Grand capital noir, AGFA, IG Farben, et autres assassins de masse qui, ayant implanté leurs usines au cœur des camps de concentration, utilisaient les déportés pour accroitre encore leurs pharamineux bénéfices sans se soucier des milliers de victimes qu’ils provoquèrent : « Le contenu de ce livre étant explosif, le commandement des services secrets de la république fédérale et celui de la Bundeswehr devaient s’employer, par tous les moyens dont ils disposent, à en empêcher, ou, du moins, en contrarier la publication. Ces réseaux qui continuent la tradition criminelle des généraux hitlériens craignent, en effet, la vérité comme le diable craint l’eau bénite. C’est ainsi que, par exemple, le Wehrkunde – journal traitant des problèmes militaires, organe officiel de la société militariste pour l’information des Armées, donna dès le mois de décembre 1966, cet avertissement solennel dans ses colonnes : « Tout récemment, Mader a adressé à d’anciens officiers de l’Abwehr des lettres « d’un bon Allemand » leur demandant de lui transmettre des renseignements, des rapports d’activité etc.., destiné à une documentation qu’il serait en train de constituer. En fait, il s’agit d’une attaque sournoise dirigée contre l’ancienne Abwehr et le Service d’Information de l’Allemagne fédérale (l’un des premiers bureaux de Services secrets de l’Allemagne de l’ouest dont le pouvoir se place immédiatement derrière celui de la Chancellerie elle-même) tout autant que contre le livre, récemment publié par Gert Buchheit, intitulé : Les services secrets allemands – Histoire de la Défense militaire…

Par conséquent, il est expressément recommandé de ne fournir aucune information, ni aucune documentation à des adresses situées en zone soviétique (c’est-à-dire en République démocratique allemande).

Quatre mois plus tard, des publications diffusées sous l’égide du Service fédéral pour la protection de la Constitution, renouvelaient ce genre de mise en garde avec plus de précision encore. Il y était écrit :

« Si vous recevez une lettre d’un certain Julius Mader, ne répondez pas et transmettez aux Services compétents de la Sécurité… L’ouvrage actuel auquel travaille actuellement Mader doit être publié sous le titre suivant : Les généraux espions d’Hitler déposent…
De ces réactions, qui par ailleurs, soulignent la nécessité et l’actualité de mon ouvrage, on peut déduire objectivement plusieurs points :
– Premièrement, les généraux espions d’Hitler bénéficient de complicités au sein même des cercles politiques de l’Allemagne de l’Ouest, mais ces complices ne sont plus pour nous des inconnus.
 – Deuxièmement, chacun des anciens officiers des services Secrets de l’Armée hitlérienne a eu la possibilité de faire la preuve de sa rupture avec son passé et d’apporter sa contribution à l’Histoire en disant la seule Vérité.
– Troisièmement, il est apparu clairement que les milieux capitalistes et les hauts fonctionnaires de l’administration fédérale ont intérêt à laisser dans l’ombre l’activité passée d’un grand nombre de criminels de guerre nazis en contrariant toute enquête à leur sujet. »

Alors bien sûr, j’entends déjà les « experts accrédités » affirmer que cet ouvrage de M. Mader était sans doute un instrument de propagande au bénéfice de l’Allemagne de l’Est, et qu’il faut le resituer dans le contexte de la Guerre froide, avant de juger de sa validité.

En ce cas, qu’ils veuillent bien répondre à ceci …

Le « sous-marin » allemand n’est toujours pas coulé

En effet, concernant les relations privilégiées entre le Reich nazi et les « démocraties » à la sauce anglo-saxonne, il n’est pas vain de revenir sur un énième « détail oublié » : L’importance qu’eurent les services de renseignements de la Wehrmacht (Abwehr) au cours de la période hitlérienne, puis après-guerre.

Importance largement minimisée depuis, en mettant en avant l’action de quelques-uns officiers démocrates ayant lutté de toutes leurs forces contre le nazisme, tels l’amiral Canaris, Oster, ou Lahoussen, mais à propos desquels il ne faut pas oublier qu’ils furent, pour la seule part qui put être démontrée, responsable dans 12 pays d’Europe, sans compter l’URSS, de l’exécution ou de la déportation de 1 million 277 754 résistants et sympathisants antifascistes.
Ce sont ces dirigeants de l’Abwehr, rebaptisés anti-communistes pour les besoins du conte de fées, qui furent soigneusement protégés après-guerre par le gouvernement américain, puis ré-infiltrés au plus haut niveau de responsabilité de l’Allemagne de l’Ouest, tels :

Joseph Müller, devenu un des leaders bavarois du parti démocrate-chrétien, ou Hermann Götz membre du comité directeur de la branche CDU de Hesse, président du comité pour les réfugiés, et du Comité de travail sur «les questions de sécurité intérieure et extérieure », directeur de la communauté fédérale de travail pour l’assistance aux soldats, membre de l’Ackermanngemeinde au sein de la Société des compatriotes Sudètes, parlementaire à Bonn à partir de 1949 et, à partir de 1968, Président de la Commission de travail de politique sociale du groupe CDU / CSU au Bundestag.         
Parmi les membres de la première heure du FDP on trouve également le docteur Victor Hoven qui fut autrefois capitaine et chef de bataillon dans la division Brandebourg de l’Abwehr, la section en charge de la liquidation des opposants, qui avait formé une « cinquième colonne » fasciste en Belgique.

En 1954, ce haut responsable nazi siégeait déjà dans le groupe F.D.P. du Land de Nordrhein-Westfalen, et en 1957 entrait au Bundestag.
Autre exemple notoire : Le capitaine de l’Abwehr 2, Theodor Oberländer, ex Gauleiter nazi qui réapparait d’abord sur la scène politique comme membre du F.D.P. pour devenir ensuite président de l’association fédérale des réfugiés et spoliés (BHE) et atterrir enfin, en 1956, dans la CDU d’Adenauer.        
Même présence au ministère des Affaires étrangères avec le vice-amiral Léopold Bürkner, ex chef du service étranger sous Canaris, devenu en 1949 conseiller des ministres des affaires étrangères, ou encore Otto Wagner, alias Docteur Delius, colonel à l’Abwehr et chef de la K.O. de Bulgarie qui, avec son ami le capitaine de frégate Alexandre Cellarius, ancien chef de la K.O. de Finlande Estonie, deviendront Conseillers permanents du ministère des Affaires étrangères pour les questions du sud-est et du nord-est européen.

Et tout cela se comprend, si l’on veut bien se souvenir que ces liens ne dataient pas d’hier, puisque ces hommes de l’Abwehr trouvèrent un appui inconditionnel auprès des plus hauts représentants allemands de la haute finance internationale, tel Hermann Abs, devenu après-guerre président-directeur général de la Deutsche Bank et conseiller des chanceliers successifs de la république ouest- allemande, mais qui occupait en 1942 en tant que président du conseil d’administration de la banque d’État et représentant de l’IG Farben, une quarantaine de postes de direction au sein d’entreprises industrielles aussi bien en Allemagne qu’à l’étranger. Qu’à ce titre, et en totale collaboration avec la Herman Goering Werke, il exerçait une influence directe sur La Minière du sud-est (sous contrôle de Goering) et la Continental Oil (sous contrôle de la Standard Oil de J.D. Rockefeller par la Ohio Oil Company) aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Autriche, en Tchécoslovaquie, en Pologne, dans les états balkaniques et au sein du comité « Russie » jusque dans les territoires occupé du Caucase, mettant les renseignements commerciaux et industriels obtenus par ses services d’espionnage au service de l’Abwehr.

Nous pouvons donc affirmer, sans crainte d’être contredit, que ces trusts sous contrôle américain, et les services secrets allemands travaillèrent tout au long de la guerre, la main dans la main, afin d’organiser le pillage de l’Europe.

Voici d’ailleurs ce que le docteur Ilgner, ancien directeur du «bureau NW 7» (service de la subversion) de l’IG Farben, et vice-président du comité économique d’Europe centrale, avoua de ses contacts avec le service de Canaris devant la commission d’enquête du tribunal militaire américain à Nuremberg : « L’Abwehr, de même que le service de l’économie de guerre, voulait obtenir des renseignements d’ordre économique sur les pays étrangers et s’intéressait beaucoup aux recherches du département d’économie politique… Il est vrai que les informations de l’IG Farben étaient si complètes qu’il n’y avait pas le moindre changement à apporter à ses méthodes d’investigation. Le département d’économie politique de l’IG était alors le meilleur et le plus complet d’Allemagne… »

Et quelle meilleure source de renseignement pour repérer tous les biens encore pillables en Europe, puis pour organiser la mise sous tutelle de la plus grande puissance industrielle du continent ?

Ainsi l’on comprend mieux pourquoi en 2019, l’Allemagne semblait soudain découvrir que plus de la moitié des hommes politiques et des hauts fonctionnaires en poste dans les années d’après-guerre étaient d’anciens nazis actifs… » [1]

En attendant donc que nos experts veuillent bien opposer d’autres archives et témoignages à ceux avancés par M. Mader, laissons notre témoin conclure : « Mais le fait qu’en fin de compte mon livre ait vu le jour montre bien que le bras de l’impérialisme allemand n’est plus assez long pour mutiler la vérité historique, pour empêcher la révélation de faits qui contribuent à sa connaissance.
C’est dans cet esprit de respect de la vérité historique, que je remercie les personnalités et la direction des services de la République Démocratique allemande et d’autres pays qui m’ont apporté une aide efficace en me communiquant leurs archives.
Je remercie tout particulièrement « l’équipe » de travail des anciens officiers de renseignements qui a organisé pour moi de nombreux contacts dans les deux Allemagnes et a contribué, par la masse de ses informations, à la matière première de cet ouvrage. »
Fin de citation (Mader Les généraux allemands déposent – Introduction)

Chacun le sait, la liste des anciens nazis totalement inféodés aux « Libérateurs » et leurs intérêts internationaux parvenus aux plus hauts postes de responsabilité de l’État allemand après-guerre est impressionnante. L’unique crime de M. Julius Mader fut donc de les citer, alors qu’il aurait fallu les « oublier ».

Tout comme il fallait faire disparaître du conte de fées le système « Octogone » monté par Allen Dulles toujours à la tête des Services Secrets américains, utilisant l’or volé aux Peuples d’Europe par les SS.

Un réseau qui, puisant dans ce « trésor de guerre » mis à l’abri dans les coffres suisses, monta un nouveau trafic d’armes pour réarmer l’Allemagne et donna tous les moyens financiers à la CDU de faire élire son candidat Konrad Adenauer à la Chancellerie afin de conduire la Guerre froide. [2]    

Et l’on comprend mieux pourquoi Adenauer replaça aux postes de commande des hommes tel Reinhard Gehlen, officier de liaison personnel en mai 1940 entre le Feld Maréchal von Brauchitsch et le groupe d’armée de Guderian, donc un homme ne pouvant qu’être informé de la trahison française, pour faire de lui le chef des services secrets de l’Allemagne de l’Ouest et mettre ainsi au service de la CIA des centaines d’autres hauts responsables nazis.

Juste retour d’ascenseur …

Heureusement ces historiens ont défié les lois non écrites et, grâce à leur travail précis et obstiné, nous avons été en mesure de tirer tous les fils reliant entre eux les différents piliers du mensonge d’États.

Ce qui nous donne le droit, aujourd’hui, de qualifier les auteurs que j’ai dénoncés dans cet ouvrage comme des « experts » en désinformation, en tant que « négationnistes ».

Au même titre que ceux qui tentent de réhabiliter Hitler, ou de nier les crimes nazis, leurs écrits sont, nous avons pu le constater, entachés de la même mauvaise foi, et procèdent de la même perversité intellectuelle.

Ils servent donc une cause déterminée, et doivent être jugés pour ce qu’ils sont : des faussaires. Puis combattus en place publique, afin :

« que notre Patrie redevienne vraiment une grande puissance, la haute force morale et intellectuelle nécessaire à l’humanité, qu’elle était et doit demeurer ».   

Général Gamelin – Servir Tome 1 page XV

[1] Signalons à l’attention des lecteurs curieux, la parution en 2005 d’un ouvrage de plus de 700 pages, rédigé par M. Ernst Klee intitulé : Das Personen lexikon zum drittent Reich. Wer war was vor und nach 1945 ? proposant la liste des milliers de nazis ayant obtenu après-guerre de hautes fonctions dans des multinationales, ou au sein du gouvernement allemand.

[2] [2] Cette société écran fut crée en Suisse par le marchand d’armes Rudolf de Ruscheweyh qui s’était fait connaître en tant qu’intermédiaire obligé entre l’usine suisse de machines-outils Oerlikon-Bührle, entièrement rachetée entre 1927 et 1929 par Herr Emil Jorg Bührle un des officiers déjà impliqué dans le réarmement secret de l’Allemagne en Russie et qui, depuis, produisait essentiellement des canons antiaériens vendus aussi bien aux alliés qu’aux forces de l’Axe. C’est sous cette couverture que Ruscheweyh put organiser la fuite des capitaux nazis vers les paradis fiscaux et les comptes ofshore du Grand capital noir.

Après la guerre, ce système économiquement « hors contrôle » des « démocraties » put donc librement rétablir les liens avec les « amis américains » par l’intermédiaire d’Allen Dulles, patron de l’OSS en Suisse (ancêtre de la CIA), qui recruta immédiatement les anciens nazis dont il avait besoin, en particuliers les SS ayant eu la haute main sur ce trésor et les membres des Services Secrets qui avaient été en charge de localiser les biens à piller.

La société Octogon Trust, officiellement spécialisée dans la gérance de fortune et l’import-export, fut alors chargée d’organiser la fuite des criminels de guerre, spécialement en Amérique du sud, où ils serviront à nouveau le Grand Capital noir, en fomentant à la demande les « révolutions spontanées » ou « contre-révolutions » nécessaires au renversement des gouvernements trop républicains…. Ce système sera décrit dans tous ses détails dans les tomes à paraître. Et pour les impatients dans : Le Testament de Sidney Warburg.


[1] Signalons à l’attention des lecteurs curieux, la parution en 2005 d’un ouvrage de plus de 700 pages, rédigé par M. Ernst Klee intitulé : Das Personen lexikon zum drittent Reich. Wer war was vor und nach 1945 ? proposant la liste des milliers de nazis ayant obtenu après-guerre de hautes fonctions dans des multinationales, ou au sein du gouvernement allemand.

[1] [1] Cette société écran fut crée en Suisse par le marchand d’armes Rudolf de Ruscheweyh qui s’était fait connaître en tant qu’intermédiaire obligé entre l’usine suisse de machines-outils Oerlikon-Bührle, entièrement rachetée entre 1927 et 1929 par Herr Emil Jorg Bührle un des officiers déjà impliqué dans le réarmement secret de l’Allemagne en Russie et qui, depuis, produisait essentiellement des canons antiaériens vendus aussi bien aux alliés qu’aux forces de l’Axe. C’est sous cette couverture que Ruscheweyh put organiser la fuite des capitaux nazis vers les paradis fiscaux et les comptes ofshore du Grand capital noir.

Après la guerre, ce système économiquement « hors contrôle » des « démocraties » put donc librement rétablir les liens avec les « amis américains » par l’intermédiaire d’Allen Dulles, patron de l’OSS en Suisse (ancêtre de la CIA), qui recruta immédiatement les anciens nazis dont il avait besoin, en particuliers les SS ayant eu la haute main sur ce trésor et les membres des Services Secrets qui avaient été en charge de localiser les biens à piller.

La société Octogon Trust, officiellement spécialisée dans la gérance de fortune et l’import-export, fut alors chargée d’organiser la fuite des criminels de guerre, spécialement en Amérique du sud, où ils serviront à nouveau le Grand Capital noir, en fomentant à la demande les « révolutions spontanées » ou « contre-révolutions » nécessaires au renversement des gouvernements trop républicains…. Ce système sera décrit dans tous ses détails dans les tomes à paraître. Et pour les impatients dans : Le Testament de Sidney Warburg